LIBERATION (Alexis Bernier) : Le souffle enthousiaste de ce disque pop aux arrangements surdimensionnés et aux mélodies diaboliquement accrocheuses dénote dans un paysage français où l'on ne voit pas toujours aussi grand. Réussissant à marier lyrisme «ambient» underground et grande variété populaire, ce premier album orfèvre de Benoît de Villeneuve évoque autant les années 60 que l'an 2000. Le tube potentiel Oh No, par exemple, met l'énergie des «anthem» de rave au service de la chanson, et emprunte au passage quelques astuces à The Mabuse, un merveilleux groupe anglais auteur de deux albums oubliés au début des années 90. Presque intégralement chanté en anglais par Mélanie Pain (une des voix de Nouvelle Vague), dans un joli registre femme-enfant, éthéré mais jamais gnangnan, First Date évoque aussi furieusement M83 avec qui Benoît de Villeneuve a par ailleurs déjà collaboré. Les deux artistes français partageant le goût des nappes noysy planantes et des relances de synthé, même si Villeneuve est manifestement plus obsédé par la dimension mélodique de sa musique.
TRAX (Jean Yves Leloup) : La France compte depuis quelque temps une poignée d'orfèvres pop d'exception qui, s'ils ne connaissent pas toujours dans l'Hexagone le succès qu'ils méritent, se destinent à une véritable carrière internationale. Parmi ceux-là, on trouve Benoît de Villeneuve, dont ce First Date démontre le réel talent en matière de compositions électro-pop... S'il s'inspire certes de l'idéal mélodique sixties et de la puissance éthérée d'un certain rock à guitares, il apporte à son album une belle dose de modernité électronique, grâce à un sens inné des machines et des effets numériques. Porté par la voix diaphane de Mélanie Pain (Nouvelle Vague), First Date révèle ainsi une jolie collection d'hymnes, de comptines et de ballades au parfait équilibre entre futurisme électro et tradition pop.