PRESSE :
"Un garçon et une fille chantent tour à tour, du bout des lèvres, alors que les arrangements semblent vouloir prendre la parole. Les accords pop des guitares sentent le caramel, les accents délicats d'une batterie de porcelaine sous-tendent des bribes de mélodies avec une tendresse exarcerbée. Mais les riffs se mettent à tournoyer sur eux-mêmes, comme un petit chien qui court après ses oreilles. Avec cette impression d'urgence inconsciente, à travers l'accélération des minuscules débris de chansons, on a été happé par un éclat de soleil à la pureté brute. Ce bref instantané puise ses motifs dans la culture pourpre des années 90. Mais ces exergues ne se formatent pas, ni développant ni refrains, ni breaks. Elles regardent plutôt la pointe de leurs chaussures, pétrifiées par l'émotion. Tant de passion à exprimer à voix basse". MAGIC
"Dans une veine folk fraîche, Polder nous offre ce touchant premier cinq-titres. La voix presque chuchotée de Thomas Seron traverse la belle mélodie de "Volga" sur des arpèges mélancoliques ou rend hommage à "Neil", accompagnée d'une guitare acoustique, d'un harmonica, d'une batterie et de lignes de guitare et de basse entêtantes - comme un Pavement qui aurait soigné le son. "Shadow Bay", un peu plus enjoué, creuse le même sillon. Sur "Violette", on se laisse emporter par Julie Konieczny qui évoque, en laissant l'émotion s'insinuer dans les trémolos de sa voix, l'impeccable Beth Gibbons. Clairement plus rock, "Feeler" côtoie honnêtement Sonic Youth, Grandaddy ou Sparklehorse. Et s'il faudra encore tracer la route au milieu de ces références, Polder y amène un petit air frais, qui - espérons-le -, les mènera loin". POPnews