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les GLASSES ressemblent à des manteaux de fourrure remplies.
les GLASSES sont des ecrevisses à écroues
les GLASSES viennent pour chanter la ballade des gens unijambistes
les GLASSES sont nulles en lave-vaisselle
les GLASSES sont
les GLASSES
GLASSES
Où il est beaucoup question d’histoires de Q. Qualité, comme ce qui distingue leur micro Duplo et leur studio d’enregistrement BarbieKaraoké. Quantité, comme le nombre de bouteilles de Kro vides qui lient ces jeunes filles en fleur. Quilos en trop-au pluriel, bien sûr- à cause de, dans le désordre, bouteilles de Château Perroche, Knacki/gruyère, castors en broches, Sex on the beach (le cocktail pas l’activité susnommée).Elles sont trois moins une, trois filles moins une personne de sexe XY, établies à Paris un peu par hasard. Pourtant, la genèse des GLASSES s’est dessinée en bord de Loing, à Fontenouilles très exactement. C’est en écoutant les Chicks On Speed en sortant du comice agricole estival de cette charmante cité de l’Yonne que Diane de la Camisole, une demoiselle aux grands yeux dissimulés derrière une longue mèche brune, s’est mise à rêver de flashy slam founesque lo-fi provincial et superlatif. Au tout début, elle était toute seule à inventer des chansons à l’aide d’une imagination aux contours infinis mal définis. Et puis, elle en a eu marre de tourner en rond sur les départementales liant Bléneau et Torcy et de performer seule dans sa Saxo Bic. Et a convié des proches. Sous ses faux-air de Monica Belluci post-chirurgie esthétique, elle joue du ukulélé, de la guitare, de la rythmeboîte buccale, et chante des mélodies qui collent aux tympans et pas dans la main. De celles qui ont toujours plus à sa vieille pote Suzanna Weingartner. Cette dernière est blonde et menue. Elle est fière de ses origines berrichonnes. Elle a dormi à TouchepasQuier (en tournant à droite après Châteauroux sur la route de Buzençais), puis vécu à Ulm pour partir vers d’autres rivages. Parfois, elle rêve de Sim ou de Marianne James quand sa libido se réveille. Derrière son clavier, on la distinguait car elle rie très fort, et à côté d’elle, Chopin c’est du Richard Cleyderman. Bizarrement la troisième jeune femme ressemble à Mme Ribero, votre concierge. Elle s’appelle Obnocslang. Elle a des cheveux marrons, des yeux marrons, une veste marron et des ongles marrons depuis qu’elle a mangé de la terre car il n’y avait plus de Babybel dans le frigo. Elle adore la série des films « Méga-nichons contre la mafia ». Taquine la guitare, les claviers, caresse les têtes blondes ébouriffées. A défaut de Q, elle travaille comme une ratée.Cela va faire plus de douze mois que les amies ont décidé de se prendre au jeu. Sérieusement. Répétitions sans instruments, concerts dans le meilleur bistrot du XIIIè arrondissement. Car Quand la musique est bonne…Oui comme la chanson de JJGoldman. Une musique moderne et detriturée, hantée par le souffle épique des grands noms de la chanson Québecquoise et le rigorisme d’une symphonie pour triangle de Schoenberg. Et puis…de bouche à oreille aux premiers fans bovins, d’émeutes façon Papy fait de la résistance (Aillant sur Milleron, 14/02/07) à la curisosité non titillée de quelques journalistes dont un fameux creusois (elles ne feront jamais la couverture de Q) mais celle remuée de futurs pairs (Carlos leur fait des BigBisous), voilà les GLASSES propulsées sur le devant d’une scène trop petite pour contenir tous leurs bourrelets. Elles pourraient désormais ressembler à des chanteuses du 14 juillet filmées par Tinto Brass. Mais c’est sans compter sur leur professionnalisme, leur détermination, et le défi des chefs d’œuvre en devenir qu’elles s’apprêtent à construire, armées d’un Aftershow et autres douceurs qui vont vous laisser sur le Q.